HAUSSE DE L'INFLATION ET CHUTE DE L'ACTIVITE : DES PREVISIONS REVUES A LA BAISSE
Alors qu'elle tablait sur une hausse de 3,4 % du PIB en 2022, la Banque de France n'envisage plus qu'une croissance de 2,3 %. Quant à l'inflation, elle pourrait atteindre 5,6 % cette année.
28 juin, 2022 par
HAUSSE DE L'INFLATION ET CHUTE DE L'ACTIVITE : DES PREVISIONS REVUES A LA BAISSE
LES ECHOS ETUDES


La guerre en Ukraine a donné un énorme coup de frein à la reprise économique post-Covid-19. Dans ses dernières prévisions, la Banque de France propose deux scénarios. Le premier, le plus probable selon l’institution, écarte l’hypothèse d’une dégradation brutale des rapports économiques entre l’Europe et la Russie. La Banque de France envisage « un durcissement marqué des contraintes d’approvisionnement en énergie » mais dans le temps. Un durcissement qui entraînerait une hausse des prix du pétrole vers un prix moyen annuel du baril de Brent à 105,8 $, contre 93 $ dans les dernières estimations du mois de mars. Dans cette hypothèse, la croissance attendue au 2nd semestre 2022 serait affectée et n’atteindrait plus 3,4 % comme attendu il y a 3 mois, mais seulement 2,3 %. Quant à l’inflation, elle pourrait être contenue à 5,6 %, à la condition toutefois, que les boucliers tarifaires mis en place pour limiter la hausse des prix de l’énergie soient maintenus jusqu’à la fin de l’année. Pour la suite, en 2023, le PIB pourrait croître de 1,2 % (contre 2 % jusque-là attendu) et l’inflation redescendre à 3,4 %.

Un scénario moins optimiste
Un scénario dégradé est également envisagé par la Banque de France. Elle fait ici l’hypothèse d’un conflit qui s’enlise et d’un maintien, voire d’un renforcement, des sanctions au-delà de 2023. Dans cette situation, les prix alimentaires flambent et l’accès au pétrole et au gaz est largement contrarié par une rupture des approvisionnements venus de Russie et des difficultés à trouver des sources alternatives. La croissance attendue en 2022 est donc revue à la baisse à 1,5 % et l’inflation s’inscrit en hausse à 6,1 %. Mais attention, prévient la Banque de France, « dans ce scénario défavorable, le choc se concentrerait en 2023 sur la croissance comme l’inflation. L’économie française connaîtrait une récession de -1,3 % en 2023. Elle reviendrait ensuite à une croissance positive de 1,3 % en 2024 ». Quant à l’inflation, elle pourrait atteindre 7,0 % en 2023, un plus haut depuis les années 1980.

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LES ECHOS ETUDES 28 juin, 2022
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