Se rendre au contenu

CANICULE : CE QUE RÉVÈLE L’ENQUÊTE DE LA CAPEB AUPRÈS DES ARTISANS DU BÂTIMENT

Retards de chantier, horaires décalés, pertes de chiffre d’affaires… La multiplication des épisodes climatiques extrêmes complique un peu plus le quotidien des entreprises artisanales du bâtiment, selon une enquête de la Capeb menée auprès de plus de 2 200 professionnels.
29 juin 2026 par
CANICULE : CE QUE RÉVÈLE L’ENQUÊTE DE LA CAPEB AUPRÈS DES ARTISANS DU BÂTIMENT
TIPHANEAUX Sabrina

Crédit photo: ฺฺฺBoonterm - stock.adobe.com

Alors que la France traverse un épisode de canicule historique, une enquête menée fin mai par la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) auprès de plus de 2 200 sociétés éclaire les conséquences des aléas climatiques sur le secteur. Près de 7 entreprises sur 10 estiment que ces phénomènes se sont intensifiés au cours des 5 dernières années. La chaleur et les épisodes de canicule s’imposent comme le principal risque climatique : 91 % des répondants les placent en tête des aléas affectant le plus leur activité, loin devant la pluie et les inondations (60 %), ainsi que le froid, la neige et le gel (48 %).

Retards de chantiers, horaires décalés

Les aléas climatiques perturbent d’abord le déroulement des chantiers et les conditions de travail, avant même de provoquer des dégâts matériels. Les retards de chantier constituent la conséquence la plus fréquente, évoquée par 58 % des entreprises interrogées. Viennent ensuite les horaires de travail décalés (55 %). Sur l’ensemble de l’année 2025, ces épisodes ont représenté une perte médiane de 5 jours de travail et de 2 % du chiffre d’affaires, soit environ 4 800 € par entreprise.

Face à ces perturbations, 7 entreprises sur 10 ont déjà dû modifier leurs horaires de travail. Près d’1 sur 2 (49 %) suit les prévisions météorologiques à l’aide d’applications spécialisées. Plus d’un quart (28 %) a investi dans des vêtements techniques (anti-UV, rafraîchissants ou chauffants), tandis que 24 % renforcent l’évaluation des risques sur les lieux d’intervention. Seules 14 % des entreprises déclarent n’avoir jamais pris aucune mesure particulière face aux aléas climatiques.

Un enjeu économique majeur

En revanche, ces événements ne se traduisent pas encore par un véritable effet d’aubaine pour les entreprises artisanales. Pour 54 % des répondants, les aléas climatiques n’entraînent aucune hausse de la demande. Environ un tiers (32 %) constate une augmentation des travaux de réparation après des épisodes climatiques extrêmes, principalement dans les activités de couverture (40 %). Les travaux réalisés en anticipation restent plus rares (19 %) et portent d’abord sur les solutions de rafraîchissement (30 %), devant l’isolation thermique (24 %), les dispositifs d’occultation et de protection solaire (20 %) et le chauffage (18 %).

Pour la Capeb, cette évolution confirme que l’adaptation du parc immobilier constitue désormais un enjeu économique majeur pour l’ensemble de la filière. L’organisation plaide pour une rénovation réalisée par étapes, fondée sur des travaux successifs et cohérents, afin de rendre ces investissements plus accessibles aux ménages.

Copyright: Les Echos Publishing

Pour aller plus loin, découvrez notre étude "Le marché de la rénovation des bâtiments professionnels l"

 

CANICULE : CE QUE RÉVÈLE L’ENQUÊTE DE LA CAPEB AUPRÈS DES ARTISANS DU BÂTIMENT
TIPHANEAUX Sabrina 29 juin 2026
Partager cet article
Étiquettes
Archiver