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ABANDON D’ÉTUDES : LA FRANCE MAL CLASSÉE

Près de 15 % des jeunes européens ont abandonné un cursus scolaire ou universitaire en cours de route. Un taux qui dépasse les 19 % en France et qui complique l’intégration des jeunes dans l’emploi.
24 février 2026 par
ABANDON D’ÉTUDES : LA FRANCE MAL CLASSÉE
LES ECHOS ETUDES

Crédit photo : Stephane - stock.adobe.com

Le chômage des jeunes a atteint 21,5 % fin 2025 en France, soit près du triple de l’indice général. Une difficulté d’intégration dans l’emploi qui s’explique, principalement, par le manque d’expérience de ces jeunes actifs mais aussi, dans certains cas, par un cursus scolaire ou universitaire non mené à terme. Une récente étude d’Eurostat nous apprend ainsi que 19,8 % des jeunes Français ont abandonné leurs études en 2024. Un taux d’abandon supérieur à la moyenne des pays de l’UE (14,2 %) mais aussi au taux enregistré en Espagne (15,5 %), en Allemagne (13,2 %) ou en Italie (8,1 %).

Un cursus jugé difficile ou inadapté

Le plus souvent, en France, l’abandon des études est intervenu dans l’enseignement supérieur (64,5 % des abandons), signe que les outils d’orientation et les politiques d’accompagnement, notamment à l’université, fonctionnent mal.

Par comparaison, en Allemagne, pays dans lequel l’apprentissage (et donc le tutorat) est très répandu y compris pour les formations post-bac, les abandons d’études dans les cycles supérieurs ne dépassent pas 36,4 %. Interrogés par Eurostat, 52,2 % des jeunes Français expliquent, d’ailleurs, avoir mis fin à leurs études car elles ne répondaient pas à leurs attentes ou étaient trop compliquées à suivre. En Allemagne, cette raison n’est avancée que par 30,8 % des jeunes, derrière des motifs personnels ou familiaux (34,4 %). Des raisons personnelles ou familiales qui ne sont évoquées que par 18,1 % des Français ayant quitté leur formation.

Un accès à l’emploi dégradé

13,3 % des Français âgés de 15 à 34 ans n’étaient, en 2024, ni en emploi, ni en étude, ni en formation (NEET). Un taux qui dépasse les 20 % lorsqu’il s’agit de jeunes n’ayant pas mené à bien leur formation. Et il n’a pas que l’accès au travail qui devient compliqué lorsqu’on a abandonné ses études, les modalités d’exercice de l’emploi se dégradent aussi. Dans le dernier numéro d’Insee Focus, l’institut national de statistiques précise ainsi que ces jeunes femmes et jeunes hommes sont plus exposés que les autres aux contrats à durée déterminée, type CDD ou intérim (20 %, contre 14 % pour les jeunes ayant terminé leur formation) et aux contrats à temps partiel (9 % contre 5 %).

Un signe encourageant, tout de même : 35,5 % des jeunes européens sont parvenus à reprendre des études secondaires (29,2 % à reprendre des études supérieures) et à être diplômés. Des résultats qui « suggèrent que l’abandon scolaire n’est pas toujours un obstacle insurmontable », insistent les auteurs de l’étude d’Eurostat.

Copyright : Les Echos Publishing

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ABANDON D’ÉTUDES : LA FRANCE MAL CLASSÉE
LES ECHOS ETUDES 24 février 2026
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