Crédit photo : C Bradley
En 2025, le solde naturel (différence entre le nombre de naissances et de décès) est ressorti négatif en France (-6 000 personnes). « Une première depuis la fin de la seconde guerre mondiale », précise l’Insee, rappelant qu’il était en baisse continue depuis 2007 sous l’effet combiné d’un recul des naissances et d’une hausse des décès.
Une population qui vieillit…
651 000 personnes sont mortes en 2025, un chiffre en augmentation de 1,5 % sur un an. Une hausse liée à la violente épidémie de grippe (17 000 décès), aux épisodes estivaux de grande chaleur mais aussi à l’arrivée « à des âges de forte mortalité » de la génération, très nombreuse, des baby-boomers (nés entre 1946 et 1974).
Outre une mortalité élevée, ce vieillissement continu de la population va se traduire, dès 2026, par le fait que la France comptera presque autant de personnes âgées de 65 ans ou plus (22,2 %) que d’habitants de moins de 20 ans (22,6 %). Une très mauvaise nouvelle pour la pérennité de notre régime de retraite par répartition et pour l’équilibre du budget de la santé. Pour mémoire en 2006, 16,4 % des habitants avaient au moins 65 ans et 25,1 % moins de 20 ans.
… et qui ne fait plus d’enfant
En 2025, 645 000 enfants sont nés en France. Un chiffre en recul de 2,1 % sur un an, sachant que 2024 s’était déjà soldée par une baisse de 6,6 %. En 15 ans, le nombre de naissances annuelle a reculé de 23,6 %. « C’est le plus bas niveau enregistré depuis 1942 », souligne l’Insee.
Côté indicateur de fécondité (nombre d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie), ce dernier n’est plus que de 1,56 enfant par femme, un plus bas depuis la fin de la Première guerre mondiale (1918). Pour rappel, en 2010, il était de 2,03 et il ne fait que de s’effondrer depuis, même s’il reste supérieur à celui de nos voisins européens (1,38 en moyenne dans l’UE, chiffres 2023).
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