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La guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz ne font pas exploser que les prix des carburants, les acteurs de la construction sont également pénalisés par la forte hausse des coûts des matériaux de construction, à l’instar des dérivés du pétrole comme le PVC, mais aussi de l’aluminium. En conséquence, certaines entreprises de la construction augmentent leurs stocks de matériaux pour anticiper la hausse des prix et réduisent la durée de validité de leurs devis de 3 mois à 1 mois pour pouvoir plus facilement répercuter l’évolution de leurs coûts. Les entreprises sont d’autant plus fragilisées que les prix des matériaux ont peu baissé depuis l’hyperinflation en 2022-2023 liée à la guerre en Ukraine, mais que les prix des travaux dans le neuf ont commencé à diminuer au dernier trimestre de 2025.
Face à la crise actuelle, les organisations professionnelles des industriels des matériaux de construction appellent le gouvernement à prendre des mesures pour réduire l’impact de la hausse des prix de leurs intrants. De leur côté, celles de la construction s’inquiètent d’augmentations excessives, peut-être pas toujours légitimes en l’absence de pénurie.
Dans un communiqué, la Capeb a, par exemple, appelé « à la responsabilité de l’ensemble de la filière du bâtiment », demandant au gouvernement « d’agir pour prévenir toute hausse excessive des prix des matériaux et des carburants, afin de protéger les entreprises artisanales du bâtiment, déjà très fragilisées par une activité en recul depuis 2 ans ». La FFB a, quant à elle, demander la mise en place d’un observatoire des prix, indiquant que « la situation actuelle n’est pas celle de 2022-2023 et le secteur ne connaît pas de pénurie de matériaux » et s’étonnant donc de « la multiplication des annonces préventives de hausse des prix de vente des matériaux de bâtiment ».
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