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Selon une étude Ifop pour Alliance France Tourisme réalisée en mars 2026, 68 % des Français prévoient de partir au moins une semaine cet été. Un chiffre en net recul par rapport à 2025 (-9 points), qui traduit une réalité sociale de plus en plus clivante : 84 % des catégories aisées envisagent de partir, contre seulement 58 % des plus modestes. Les inégalités territoriales sont tout aussi marquées : 83 % des habitants de l’agglomération parisienne prévoient de partir, contre 60 % seulement en zone rurale.
Si l’envie de vacances reste intacte, avec 48 % des Français évoquant un besoin d’air et 47 % un sentiment de bonheur, la pression budgétaire pèse lourd. 1 Français sur 2 (51 %) prévoit de réduire son budget vacances, un chiffre qui grimpe à 74 % chez les catégories les plus modestes. Résultat : 73 % des partants dépenseront moins de 2 000 € cet été (64 % en 2025), et 35 % moins de 1 000 € (31 % en 2025).
Pour s’adapter, les stratégies sont multiples : raccourcir la durée du séjour (32 %), partir moins loin (26 %), réduire les extras sur place comme les restaurants (43 %) ou le shopping (30 %). Le financement repose, quant à lui, très largement sur l’épargne personnelle, mobilisée par 86 % des vacanciers.
La France s’impose plus que jamais comme destination de prédilection (71 %), avec une préférence marquée pour le littoral (34 %). La voiture reste le moyen de transport privilégié (68 %, +7 points), au détriment de l’avion (24 %, -4 points). Côté hébergement, les locations saisonnières individuelles ont la faveur des Français (43 %), devant l’hébergement gratuit chez des proches (32 %). Au final, l’étude dresse un tableau contrasté, entre aspirations au dépaysement (plage paradisiaque, croisière, nature isolée) et arbitrages économiques qui redessinent, année après année, la carte des vacances des Français.
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