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Après l’euphorie des années post-Covid, les ventes d’animaux de compagnie et de produits nécessaires à leur quotidien ralentissent. Selon les données exclusives du panel distributeurs Promojardin-Promanimal, le marché a atteint 6,7 Md€ en 2025, en progression de seulement 1 % par rapport à l’année précédente, contre 2,7 % en 2024 et un pic historique de 11 % en 2023. Un atterrissage en douceur, certes, mais qui traduit une rupture de rythme significative pour un secteur habitué à des performances bien plus soutenues.
Un démarrage prometteur vite stoppé
L’année avait pourtant bien commencé. Le 1er trimestre 2025 s’était révélé dynamique, laissant espérer une continuité de la tendance positive. Mais le printemps a marqué un coup d’arrêt, et l’été n’a pas permis de redressement, les ménages adoptant une posture attentiste face à un environnement économique incertain. Le 4e trimestre a offert un léger rebond, insuffisant toutefois pour infléchir la tendance annuelle. En valeur, la progression reste atone ; en volume, la demande s’est montrée plus résistante, ce qui suggère une baisse de prix sur certaines catégories de produits.
Un marché à deux vitesses
En progression de 2 % sur l’année, le chat reste le grand moteur du marché, représentant 49 % du chiffre d’affaires total. Le chien, qui pèse 38 %, affiche également une orientation positive, à +1 %, malgré des pressions déflationnistes. À l’inverse, plusieurs segments accusent le coup : l’aquariophilie recule de 7 % et la terrariophilie de 9 %. Oiseaux d’élevage, petits mammifères et animaux de la nature poursuivent leur érosion. Seule la basse-cour esquisse un léger mieux grâce à un 4e trimestre dynamique.
Les animaleries résistent, la grande distribution recule
Les animaleries poursuivent leur progression, s’imposant comme le canal de référence pour les propriétaires d’animaux. À l’opposé, les grandes surfaces alimentaires voient leur part de marché s’éroder, pénalisées par une offre moins différenciée. Les jardineries souffrent d’une double peine : perte de parts de marché sur l’animalerie et saison jardinage difficile qui a pesé sur leur trafic en magasin.
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Pour aller plus loin, découvrez notre étude "Le marché des animaux de compagnie - Édition 2025".