LE PATRIMOINE ROUTIER DE L’ÉTAT CONTINUE DE SE DÉGRADER MALGRÉ LES INVESTISSEMENTS

LE PATRIMOINE ROUTIER DE L’ÉTAT CONTINUE DE SE DÉGRADER MALGRÉ LES INVESTISSEMENTS

L’Institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité (Idrrim) a dévoilé les résultats de la 4e édition de son observatoire de la Route. L’État comme les départements augmentent leurs dépenses d’entretien du patrimoine routier, mais l’état du réseau ne s’améliore pas.

Les routes restent une préoccupation essentielle des collectivités locales. C’est ce que confirment les résultats de la 4e édition de l’Observatoire de la route (ONR) dévoilés par l’Institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité (Idrrim), le 18 novembre dernier. La première preuve de cet intérêt est, déjà, le taux de participation des acteurs locaux à l’enquête, resté constant malgré le contexte de la pandémie et de la mise en place tardive des exécutifs dans le bloc communal. Autre source de satisfaction, les dépenses consacrées à l’entretien et la rénovation de nos chaussées continuent de progresser lentement, après une baisse constante entre 2013 et 2016. Une évolution positive que l’Idrrim tient néanmoins à nuancer, car elle reflète en partie l’augmentation des coûts de production, notamment du prix du bitume. Dans le détail, les dépenses d’investissement de l’État sont en augmentation, après un creux en 2017 et dépassent désormais les 40 000 € par km (hors grands travaux). L’ONR note, en particulier, une progression des moyens consacrés aux grosses réparations sur les chaussées, après une baisse en 2017 et 2018. Du côté des départements, les moyens investis dans l’entretien du réseau routier représentent environ 6 000 €/km, en augmentation depuis 2016. Mais si les différents maîtres d’ouvrages n’abandonnent pas la route, les investissements consentis semblent ne pas être suffisants pour en améliorer l’état. L’observatoire évalue ainsi que, du côté du patrimoine routier de l’État, 51,1 % des chaussées étaient en bon état en 2019, contre 53,9 % un an plus tôt. Sur les 11 600 km de réseau, 30 % nécessitent un entretien (+0,7 point en un an), et 19 % sont en mauvais état (+2,2 points). Sur le réseau départemental, la part des chaussées en bon état s’améliore et atteint les 59,2 % en 2019 contre 58,9 % en 2018. En revanche, le poids des chaussées en mauvais état augmente, passant de 12 % en 2018 à 12,9 % en 2019. Pas de constat d’abandon des gestionnaires certes, mais des efforts qui restent insuffisants.


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