NOUS SOMMES SPÉCIALISÉS DANS LE “SMART REPAIR”

NOUS SOMMES SPÉCIALISÉS DANS LE “SMART REPAIR”

Créé en 2004 à Dijon, DBG Car Center soigne la « bobologie » automobile.

Interview de Jean-François Leday, fondateur du réseau DBG Car Center.


Comment a démarré l’aventure DBG Car Center ?

Jean-François Leday : avant de lancer DBG (débosse grêle) Car Center en 2004, j’étais employé dans une grosse structure américaine spécialisée dans le débosselage sans peinture. J’ai alors eu l’idée de démocratiser cette prestation qui coûte très cher chez les carrossiers traditionnels. Très souvent, les automobilistes préfèrent ne pas réparer une bosse ou une rayure sur leur voiture pour des questions de prix. Chez DBG Car Center, nous sommes en mesure de leur apporter une vraie solution.

Qu’apportez-vous de nouveau sur le marché ?

J.-F. L. : nos tarifs sont 50 % à 60 % inférieurs à ceux pratiqués par les garagistes. Par exemple, nous réparons un petit coup de portière sur un parking pour 50 € seulement. Nous offrons un résultat de haute qualité et à moindre coût, tout en respectant l’environnement. Notre savoir-faire est unique. Nous ne sommes pas carrossiers, mais nous sommes spécialisés dans le « smart repair ». C’est un métier bien à part. Nous sommes sur une niche.

Expliquez-nous ce qu’est le « smart repair » ?

J.-F. L. : ce sont des « réparations intelligentes » sur de toutes petites surfaces de la voiture. Concrètement, nous proposons des prestations de débosselage sans peinture, de réparation de petites et moyennes rayures, mais aussi la préparation cosmétique des voitures. Il peut s’agir d’une remise en état du véhicule, d’un lavage, d’un nettoyage ou d’une rénovation dans le cadre d’une vente automobile… Nous revendiquons la place de n° 1 de la « bobologie » automobile. Nos prestations sont ultra-rapides. Elles durent entre un 1/4 heure et 2 heures. Nos techniciens se déplacent aussi parfois chez des carrossiers ou à la demande de compagnies d’assurance dans des régions touchées par de grosses chutes de grêles, par exemple.

Le succès a-t-il été tout de suite au rendez-vous ?

J.-F. L. : le concept cartonne aux États-Unis, dans certains pays d’Europe ou encore en Australie. Dans ces pays, les gens ont déjà le réflexe d’aller voir leur centre spécialisé dès qu’ils ont une bosse ou une rayure sur leur voiture. En France, nous n’en sommes pas encore là. Cependant, nous percevons un réel intérêt pour le smart repair. Les automobilistes ne sont plus prêts à payer 300 ou 400 € pour une petite réparation. Ils cherchent des solutions alternatives. La demande est là, mais nous manquons de visibilité. Nous ne sommes pas agréés comme les carrossiers et la clientèle ne vient pas nous voir en cas d’accident de voiture. Tous les jours, nous sommes obligés de nous renouveler pour faire connaître notre métier, pour donner envie aux gens de venir chez nous. Nous investissons beaucoup dans le marketing digital, dans les réseaux sociaux. Mais nous n’avons malheureusement pas les moyens d’utiliser des outils publicitaires plus puissants.

Qui sont vos clients ?

J.-F. L. : au lancement de notre activité, nous n’avions quasiment que la clientèle professionnelle : les garagistes, les carrossiers, les concessionnaires, les marchands de voitures, les gestionnaires de flottes... Mais, au fur et à mesure, nous avons été sollicités par leurs clients particuliers. Aujourd’hui, 50 % de notre clientèle sont des particuliers. Nous aimerions désormais intéresser de plus en plus les compagnies d’assurance.

Avez-vous des concurrents sur votre activité ?

J.-F. L. : pas vraiment. Nous ne considérons pas les garagistes ou les carrossiers comme des concurrents, mais comme des clients. Il y a des indépendants qui font du smart repair, bien sûr, mais nous sommes les seuls à développer ce concept via un réseau en France.

Où en est DBG Car Center dans son développement aujourd’hui ?

J.-F. L. : nous avons lancé notre développement en franchise en 2016. Nous comptons, à l’heure actuelle, 5 établissements franchisés en plus de notre siège social à Dijon : 2 en Normandie (à Caen et au Havre), 2 en Corse et 1 en Guadeloupe. En moyenne, un franchisé de DBG Car Center emploie entre 5 et 10 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 300 à 400 K€ par an. Mais un centre peut commencer avec 2 ou 3 employés. Chaque DBG Car Center est libre d’apporter des services complémentaires, en parallèle de l’activité de smart repair. Par exemple, notre franchisé au Havre a une grosse activité carrosserie en plus des prestations de DBG Car Center.

Pourquoi avoir choisi le développement en franchise ?

J.-F. L. : parce qu’il n’y en avait pas, tout simplement ! Je voulais me démarquer de tout le monde, en créant des centres de profit dans des villes de plus de 100 000 habitants. L’idée était de pouvoir offrir un service que les autres professionnels, y compris les grosses structures, ne proposaient pas.

Quel est le profil des candidats recherchés ?

J.-F. L. : parmi nos franchisés, la moitié sont des débosseleurs confirmés qui ont préféré intégrer notre réseau plutôt que rester indépendants. Mais le métier reste ouvert à tous. Nous recherchons, tout d’abord, des personnes passionnées par l’automobile qui ont du cœur à l’ouvrage et croient en notre concept innovant. Après, nous nous occupons de leur apprendre le métier. Tous nos adhérents suivent une formation technique de 2 mois minimum dans notre centre agréé de Dijon.

Étendez-vous votre activité à d’autres types de prestations ?

J.-F. L. : DBG Car Center est également distributeur exclusif des kits SSR® (Sprayless Scratch Repair) en France depuis une dizaine d’années. Il s’agit d’un procédé unique permettant de réparer les rayures peu profondes sur les carrosseries automobiles en moins de 15 minutes. Depuis 2 ans, nous lançons des master franchises en Europe, surtout en Europe de l’Est, pour vendre ces kits SSR® aux professionnels de l’automobile.

Nous sommes aussi franchisés du réseau de vente de véhicules d’occasion entre particuliers L’Agence Automobilière. C’est une activité à part, exercée uniquement par notre siège social à Dijon. Nos clients nous demandaient de gérer la vente de leur voiture ou de leur trouver une occasion à acheter. C’est pourquoi nous nous sommes lancés dans cette activité de dépôt-vente automobile. Mais cela reste une toute petite partie de notre métier.

Quels sont vos projets à l’avenir ?

J.-F. L. : nous souhaitons constituer un réseau national. Nous visons 1 à 2 ouvertures par an. Le potentiel est énorme dans les grandes villes. Nous avons quelques demandes d’adhésion et des projets en cours, mais c’est un métier encore trop peu connu. Et il faut le temps de monter chaque projet, trouver un local, etc. Aujourd’hui, nous sommes, avant tout, à la recherche de partenaires financiers pour accélérer notre développement.

Fiche d’identité
Dénomination : DBG Car Center
Activités : débosselage, réparation de rayures, rénovation intérieure et extérieure de véhicules
Siège social : Dijon (21)
Nombre de centres en France : 6 dont 5 en franchise


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