PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES : LA FRANCE RESTE EN TÊTE

PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES : LA FRANCE RESTE EN TÊTE

En 2015, le taux de prélèvements obligatoires en France était de près de 6 points supérieur à la moyenne des pays de la zone euro.
La France est une des championnes toutes catégories de la fiscalité, tout le monde le sait. En revanche, ce qui est moins connu, c’est l’écart qui existe entre les prélèvements obligatoires appliqués dans l’Hexagone et ceux pratiqués dans les pays voisins, membres de l’Union européenne. Un travail de comparaison que viennent de réaliser les analystes du Centre d’observation économique et de recherche pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises (Coe-Rexecode) en se basant sur les données d’Eurostat (chiffres 2015).
45,9 %
Le taux de prélèvements obligatoires intermédiaire, autrement dit le total des taxes (hors cotisations sociales) et autres impôts payables à l’État et aux collectivités locales, s’élevait en France en 2015 à 45,9 % du PIB. À titre de comparaison, il était de 38,8 % en Allemagne, de 43,3 % en Italie, de 33,9 % en Espagne et de 40,2 % dans la zone euro. En montant, l’écart avec la moyenne européenne était de 125 Mds€ et de 156 Mds€ avec l’Allemagne. Lorsque l’on intègre les cotisations sociales, le taux de prélèvements passe alors à 47,9 % en France contre 40 % en Allemagne et 41,4 % dans la zone euro. Les analystes de Coe-Rexecode rappellent, en outre, que la hausse des prélèvements mise en place dans tous les pays de l’UE en réponse à la crise de 2008 avait été plus élevé en France que chez ses voisins européens, accentuant ainsi les écarts déjà existants.
Les prélèvements liés au travail
Trois types de prélèvements sont analysés dans l’étude. Ceux liés à la consommation (TVA, taxes sur les énergies, sur les boissons, sur les assurances…) pour lesquels la France, avec 11,2 % en 2015, reste proche de la zone euro (10,8 %) ; ceux pesant sur le capital (ISF, IS, revenus mobiliers et immobiliers…) où la France trône avec 10,8 % du PIB (contre 8,4 % dans la zone euro et 6,3 % en Allemagne) ; et enfin les prélèvements liés au travail. On retrouve ici, principalement, les cotisations sociales (employeurs et salariés), l’impôt sur le revenu et la CSG. Là encore, sans surprise, la France présentait en 2015, avec 23,9 % du PIB, le taux de prélèvement lié au travail le plus élevé des principales puissances économiques européennes (Allemagne : 21,5 %, Italie : 21,2 %, Espagne : 16,4 %), bien au-dessus de la moyenne des pays de l’Union européenne (21 %).


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