Le marché des certificats d’économie d’énergie

Le marché des certificats d’économie d’énergie

Quels leviers pour atteindre les objectifs face à des stratégies de plus en plus coûteuses et dans une économie à reconstruire ?

À partir de 2 950 € HT

Publiée en mai 2020

Fiche technique

Tarif

À partir de 2 950 € HT


Redigée en français
Publiée en mai 2020
120 pages


Formats

  • p Papier

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  • F PDF

Notre Consultant

Sabrina TIPHANEAUX

Une étude pour

  • Comprendre le rôle des différentes catégories d’intervenants (obligés, délégataires, mandataires, éligibles…) et mesurer l’impact que peut avoir la crise actuelle sur chacune d’entre elles
  • Analyser les stratégies de collecte des CEE des obligés et des délégataires et les ajustements nécessaires dans une filière fragilisée
  • Repérer les tactiques gagnantes à travers des best practices et des initiatives innovantes
  • Partager nos scénarios d’atteinte des objectifs de la P4 et des prix des CEE face à l’impact du choc économique lié à la crise sanitaire

Cette édition 2020 apporte un éclairage nouveau sur les stratégies des obligés et l’atteinte des objectifs de la P4, en tenant compte du contexte économique actuel.

Atteindre les objectifs… à quel prix ?

Naviguer à vue

Le mécanisme des certificats d’économie d’énergie est une usine à gaz. Il est très lourd sur le plan administratif et le renforcement des procédures de contrôle pour limiter les fraudes n’arrange rien. Les évolutions sont, par ailleurs, récurrentes avec la révision de certaines fiches d’opérations standardisées, la création de nouvelles et l’ouverture de nouveaux gisements (installations soumises à l’ETS notamment). Cet environnement est source d’instabilité pour les acteurs du marché qui doivent faire preuve d’agilité et de réactivité.

A cela s’ajoute aujourd’hui la difficulté des acteurs à gérer la crise sanitaire, et désormais économique, liée à la pandémie du coronavirus.

Un bilan incertain

La 4 e période des CEE (2018-2021) est à mi-parcours et le bilan ressort mitigé. Le taux d’atteinte de l’objectif global (2 133 TWh cumac) est de 47 %. C’est un résultat très honorable, mais il cache une forte disparité entre les deux grandes familles de CEE. Pour les CEE précarité, le niveau est de 83 %. En revanche, pour les CEE classiques, le bilan est nettement moins bon. Pour l’heure, 34 % seulement de l’objectif est réalisé. Quant aux prix des CEE, ils sont d’environ 9 € / MWh cumac depuis la fin de la 3 e période, un niveau inégalé jusque-là.

Quelles sont les chances d’atteindre l’objectif de la P4 ? Une avance est-elle possible dans la perspective de la 5 e période qui débutera en 2022 ? Quelle peut-être l’évolution des prix dans les prochains mois et d’ici la fin de la P4 ?

Limiter les coûts

Les obligés (Auchan, Carrefour, EDF, Engie…) et les délégataires (AIDEE, Effy, Geo PLC, Sonergia, Vos Travaux Eco…) multiplient les stratégies pour accélérer leur production de CEE, comme l’appui sur des réseaux d’installateurs, des partenariats avec des enseignes de bricolage et de négoce de matériaux, le versement de primes aux consommateurs finals, le lancement de programmes d’accompagnement ou, encore, l’intégration de la chaîne de valeur de l’efficacité énergétique pour développer une offre globale. Dans le même temps, l’enjeu est, pour tous, de contenir l’inflation des coûts du mécanisme, surtout dans le contexte actuel. Les fournisseurs d’énergie ont également comme impératif de limiter l’impact sur la facture des consommateurs, d’autant que les plus petits fournisseurs d’énergie (électricité et gaz naturel) ne sont pas soumis au dispositif, ce qui introduit une distorsion de concurrence.
Dans leur course à la collecte de certificats, les obligés et les délégataires doivent livrer bataille avec de nouveaux acteurs comme le groupe La Poste qui a racheté Economie d’Energie. Le jeu concurrentiel évolue également avec la réduction drastique du nombre de délégataires et des mouvements de concentration (reprise de CertiNergy & Solutions par Engie). La pression concurrentielle est déjà très forte et va se renforcer à mesure que l’on s’approche de la fin de la 4 e période.

Comment va se dérouler ce sprint final ?

Quel peut être l’ampleur de l’impact du choc conjoncturel sur l’évolution du jeu concurrentiel ?

Production en propre, délégation ou achat sur les marchés… Comment se font les arbitrages ? Quels sont les modes opératoires ? Avec quels résultats ?

Vers un prix des CEE compris entre 10 € et 12 € d’ici 2021 ?

Les "+" de l'étude

  • Une approche terrain avec la réalisation d’une dizaine d’entretiens auprès de différents intervenants de la chaîne de valeur (obligés, délégataires, mandataires…)
  • Un tour d’horizon complet des enjeux économiques, réglementaires et financiers des CEE et des conséquences que peuvent avoir la crise actuelle sur le marché
  • Un benchmark des stratégies de production de CEE des obligés et des délégataires et leur possible ajustement pour s’adapter à la situation
  • Un décryptage de l’ensemble de l’écosystème : qui sont les principaux obligés ? Quel rôle jouent les mandataires ? Qui sont les partenaires potentiels ? comment peuvent-ils être impactés ?
  • Une vision prospective de l’atteinte des objectifs et de l’évolution des prix des CEE et de l’impact possible de la crise sur le jeu concurrentiel

Méthodologie

Cette étude a été réalisée à partir de bases de données spécifiques aux Echos Etudes et d’interviews menées auprès des différents intervenants du marché (obligés, délégataires, mandataires…).

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