Le marché et la distribution des produits alimentaires bios en France

Le marché et la distribution des produits alimentaires bios en France

Quelles perspectives et quels défis à l’horizon 2015 ?

À partir de 1 750 € HT

Publiée en novembre 2011

Fiche technique

Tarif

À partir de 1 750 € HT


Redigée en français
Publiée en novembre 2011
160 pages


Formats

  • p Papier

  •       
  • F PDF

Notre Consultant

Cécile DESCLOS

Expert du secteur
Modes de consommation - Nouvelles tendances

Le bio défie toujours la crise et s’ancre dans les habitudes de consommation

Le contexte actuel est marqué par une prise de conscience collective de risques potentiels d’occurrence de crises écologiques majeures générées pour partie par nos différentes industries. Dans l’alimentaire, les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation de pesticides sont de plus en plus inacceptables pour le consommateur. Structurellement, on assiste donc, depuis quelques années, à un changement profond du modèle de consommation. Le consommateur penche pour une consommation plus saine, plus écologique, plus éthique. Le bio n’est plus considéré comme une mode mais devient une tendance de fond, un réflexe de consommation. Toutefois, la crise de l’E.coli sur les graines germées de juin 2011 montre que le bio n’est pas à l’abri d’une crise et se doit d’être irréprochable. Le consommateur arbitre entre essentiel et superflu. Il cherche à maîtriser sa consommation en faisant la chasse à la surconsommation et au gaspillage. Il recherche la qualité et souhaite donner du sens à sa consommation. Le consommateur fait le grand écart entre d’un côté l’achat de MDD, la course aux promotions et de l’autre l’achat de produits bio. Malgré des arbitrages défavorables à l’alimentaire en période de crise, le marché des produits alimentaires bio affiche toujours une croissance supérieure à 10% en 2011. Après avoir démontré sa résistance en 2008, le bio semble défier une nouvelle fois la dégradation de l’environnement économique.

Malgré la montée en puissance des GMS, les réseaux spécialisés conservent leur légitimité et les circuits courts ont le vent en poupe

Tous les canaux de distribution profitent de la croissance du marché :
  • La grande distribution creuse l’écart depuis 2009 avec les réseaux spécialisés. Les GMS se sont imposés grâce à une politique tarifaire plus agressive. La force des GMS est d’avoir pris des positions sur les rayons pour lesquels les réseaux spécialisés avaient du mal à construire des filières comme la viande et la volaille ;
  • Face à la montée en puissance des GMS, les réseaux spécialisés ont cédé du terrain avec un tassement de leur activité en 2010. Néanmoins, ils conservent une forte légitimité grâce à leur positionnement qui concilie modernité et respect des valeurs. Elles se différencient des GMS par un ancrage plus local (moindre recours aux importations), un assortiment plus large et profond, le conseil dans les points de vente. Dans cette logique, les nouveaux supermarchés du bio (Naturéo, Le Grand Panier bio, Bio C Bon, Bio Store) devraient continuer à gagner des parts de marché ;
  • Les circuits courts (amap, marchés, paniers, vente en ligne…), qui apportent des réponses aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux des territoires, ont aussi le vent en poupe ;
  • Enfin, les opportunités de développement restent fortes en restauration, tant collective que commerciale (essor de la restauration « fast-good »).

Sécuriser les approvisionnements et préserver le marché d’une crise de confiance

Les perspectives à l’horizon 2015 restent bien orientées. Le développement du marché reste conditionné à plusieurs défis : conquête de nouveaux consommateurs, soutien politique fort, structuration renforcée de la filière, évolution des techniques… La problématique de l’approvisionnement est un enjeu majeur du secteur bio. Côté offre, la production ne suit toujours pas pour répondre à la demande et oblige de recourir aux importations (à hauteur de 35 % en 2010), ce qui peut porter préjudice au marché bio avec des risques de transfert de consommation sur les produits locaux non bio. En effet, au-delà des exigences en matière de qualité, de sécurité et de protection de l’environnement, le consommateur d’aujourd’hui, « plus engagé », souhaite participer au soutien de l’économie locale. Le local et la proximité sont des valeurs montantes auprès des consommateurs qui cherchent à devenir des consomm’acteurs. Le passage d’un marché de niche à un marché de masse suppose d’en faire un business à part entière sans pour autant dénaturer complètement les valeurs originelles du bio au risque de galvauder et décrédibiliser le marché.

Les dernières études

NOUVEAUTÉ
Les Echos Études

Les nouveaux enjeux de la promotion immobilière

Evolution des usages, nouvelles technologies et défis énergétiques transforment les attentes du marché

Décembre 2018

Découvrir

Nouveauté
Les Echos Études

La gestion de patrimoine et de fortune

Perspectives d’évolution du contexte concurrentiel et modèles gagnants de demain

Décembre 2018

Découvrir

NOUVEAUTÉ
Les Echos Études

La révolution annoncée de l'intelligence artificielle en santé

Décembre 2018

Découvrir

Nouveauté
Les Echos Études

Le marché des véhicules autonomes

Comment le déploiement à grande échelle des voitures sans chauffeur va bouleverser l'industrie automobile et des services ?

Décembre 2018

Découvrir