Le marché mondial du luxe et ses perspectives

Le marché mondial du luxe et ses perspectives

Croissance vigoureuse, dynamisme des pays émergents, reprise des fusions acquisitions

À partir de 2 450 € HT

Publiée en juin 2011

Fiche technique

Tarif

À partir de 2 450 € HT


Redigée en français
Publiée en juin 2011
119 pages


Formats

  • p Papier

  •       
  • F PDF

Notre Consultant

Cécile DESCLOS

Expert du secteur
Modes de consommation - Nouvelles tendances

Le marché du luxe est entré dans un nouveau cycle de croissance

L’année 2010 marque le coup d’envoi d’un nouveau cycle de croissance pour le luxe. A la lumière des premiers trimestriels de 2011, et malgré la crise japonaise, le marché devrait poursuivre sur sa lancée. Les ressorts de la croissance sont la propension des consommateurs des marchés historiques (Japon excepté) à dépenser, le développement rapide de la base de clientèle dans les pays émergents et le dynamisme du tourisme international.

      Par zone géographique, les perspectives sont contrastées

      Tirée par l’effet richesse et les stratégies volontaristes des groupes de luxe, l’Asie hors Japon (Chine en tête) restera le moteur de la croissance. Les Amériques connaîtront également une croissance satisfaisante grâce au dynamisme des Etats-Unis et au développement des nouveaux marchés d’Amérique latine (Brésil, Mexique). L’Europe, plus mature, affichera une croissance plus modeste. En revanche, le marché japonais se contracte depuis plusieurs années (vieillissement de la clientèle, difficultés des grands magasins, évolution du rapport au luxe et à la mode chez les jeunes, etc.). Les récentes catastrophes, naturelle et nucléaire, impacteront le marché et éloignent la perspective d’une sortie de crise.

          Les leaders sortent renforcés de la crise

          Les leaders ont bien géré la crise en agissant sur les coûts et les investissements. La baisse des marges en 2008 et 2009 a ainsi été contenue. Les groupes affichent aujourd’hui des profits record (Gucci Group, Tiffany, Tod’s Group, Swacth Group, …), se sont désendettés et disposent cash flows et de trésorerie abondants.

              Le développement des parcs à l’enseigne, l’internationalisation et la croissance externe au centre des stratégies

              Les investissements sont principalement dédiés :
              • Au développement du réseau à l’enseigne. Après deux années de ralentissement du rythme de développement
              • voire de restructuration
              • des parcs, les investissements repartent. Ces investissements se doublent de nouveaux formats : boutiques à la surface réduite (Burberry, Tiffany, Armani Jeans) ou dédiées aux accessoires (Bulgari, Hugo Boss, Prada), multimarques monogroupes (Swatch, Tod’s, Aeffe), boutiques éphémères, … Les groupes continuent également à investir le multicanal via l’Internet (cf. refonte de Gucci.com).
              • Au développement à l’international. Les marchés émergents, principalement d’Asie, concentrent l’essentiel des investissements au détriment de la zone Amériques (Etats-Unis notamment), sous-investie par les Européens au regard de sa dynamique et de son potentiel.
              • A la croissance externe. La montée du groupe LVMH au capital d’Hermès et la prise de contrôle de Bulgari sur une base de valorisation très élevée augurent d’une nouvelle vague d’opérations majeures. Toutes les conditions sont réunies. Les groupes disposent d’une trésorerie abondante et certains doivent renforcer leur portefeuille de marques (Richemont, PPR, …). Les cibles existent : Burberry, Tiffany, Coach (actionnariat non verrouillé), Hugo Boss (le fonds Permira a vocation à sortir du capital), voire Tod’s Group et Armani (actionnariat familial, à l’instar de Bulgari). Les groupes de luxe devront toutefois composer avec les investisseurs (fonds, industriels et distributeurs) issus des pays émergents qui disposent de moyens importants et pourraient faire monter les enchères. De nombreuses maisons sont déjà passées aux mains de ces investisseurs (Pal Zileri, Mulberry, St Dupont, Omas, Ungaro, Lanvin, Escada, Gianfranco Ferré, Escada, …). Parmi ceux-ci, Li & Fung (qui a récemment racheté Cerruti et Robert Clergerie et est en lice pour le rachat des parts d’Hermès dans Jean-Paul Gaultier), Fosun Internationanl ou le fonds souverain chinois CIC (à la tête de 200 milliards de dollars) sont à suivre.

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