Le marché de l'assurance emprunteur

Le marché de l'assurance emprunteur

Bilan des réformes, stratégies gagnantes et perspectives à l’horizon 2024

À partir de 3 150 € HT

Publiée en novembre 2019

Fiche technique

Tarif

À partir de 3 150 € HT


Redigée en français
Publiée en novembre 2019
170 pages


Formats

  • p Papier

  •       
  • F PDF

Notre Consultant

Hélène MEZIANI

Une étude pour

  • Analyser les impacts des réformes successives sur le marché
  • Mieux comprendre les parcours de souscription, les motivations et les freins au recours à la délégation
  • Identifier les stratégies gagnantes des leaders et des challengers
  • Anticiper les évolutions du marché et de la concurrence

Les challengers peinent à bouleverser le marché face à l’inertie des emprunteurs

Un marché théoriquement plus ouvert à la concurrence

Depuis 2010, les réformes visant à ouvrir le marché de l’assurance emprunteur se sont enchaînées :

  • Loi Lagarde en 2010 pour délier le crédit immobilier et l’assurance emprunteur, autorisant ainsi la délégation d’assurance, y compris lorsque la banque propose son propre contrat groupe ;
  • Loi Hamon en 2014 permettant le changement de contrat d’assurance emprunteur dans les 12 mois suivant sa souscription. Elle visait à faciliter la délégation d’assurance en allongeant le délai pendant lequel les emprunteurs peuvent faire leur choix;
  • Amendement Bourquin en 2017 rendant possible la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur, d’abord sur les nouveaux contrats puis à partir de 2018 sur le stock.

La concurrence croissante a permis d’apporter plus de valeur aux emprunteurs

En conséquence, de nombreux acteurs sont rentrés sur le marché ces dernières années, attirés par le dynamisme de l’activité, elle-même portée par la bonne santé des ventes immobilières et de la production de crédits. Certaines sociétés d’assurances, mutuelles et institutions de prévoyance ont créé des offres d’assurance de prêt depuis la loi Hamon : Prévoir, Harmonie Mutuelle, Apicil, Agéa, etc. De nouveaux acteurs digitaux, avec le statut de courtier, se sont eux associés à des acteurs traditionnels, à l'instar de Zen’Up, AssurOne ou encore Digital Insure.

Cette intensification de la concurrence a encouragé l’amélioration de l’offre, sa digitalisation ainsi que la multiplication des canaux de distribution et a entraîné des pressions sur les tarifs, avec d’un côté les efforts des nouveaux entrants pour conquérir des parts de marché et ceux des banques pour protéger leurs parts de marché, voir en gagner.

Les positions entre banques et challengers ont toutefois peu bougé. Ainsi, malgré les avancées réglementaires et la concurrence croissante, la part de la délégation plafonne à 12% (15% pour les prêts immobiliers). Et ce, alors que le positionnement tarifaire des challengers est très attractif pour de nombreux segments de la population.

Pourquoi, malgré la concurrence croissante et les réformes, le marché reste-t-il dominé par les banques ?

Pourquoi cette révolution, pourtant annoncée, ne semble pas avoir eu lieu ? Quelles sont les raisons du faible recours à la délégation et à la résiliation (sous 12 mois avec la loi Hamon ou tous les ans avec l’amendement Bourquin) ? Mauvaise connaissance de l’assurance emprunteur, faible intérêt pour le sujet, parcours de souscription et de résiliation complexes, frein par les banques ou choix positif des contrats groupes bancaires : les pistes pour expliquer la situation sont nombreuses.

Pour répondre à ces questions, nous avons interrogé deux panels de Français ayant un crédit immobilier en cours ou envisageant d’en souscrire un sous 24 mois. L’objectif : mieux comprendre leurs parcours de souscription de crédit et d’assurance emprunteur, évaluer leurs connaissances sur les possibilités de résiliation, sonder leurs motivations et ainsi pouvoir identifier les freins à la délégation ou les raisons du choix du contrat banque…

Chiffre clé

11,3% : La part de la délégation en assurance emprunteur en 2018. Elle a légèrement baissé par rapport aux années précédentes.

Source : FFA

Methodologie de l'étude

Cette étude s'appuie sur une enquête menée auprès de deux panels :

  • 1 000 Français ayant un crédit immobilier en cours ;
  • 200 Français envisageant de souscrire un crédit immobilier au cours des 24 prochains mois.

L'enquête a été réalisée sur l'access panel online Maximiles de Bilendi, acteur européen de la collecte de données

L’analyse repose également sur des recherches documentaires approfondies sur le marché, les différents acteurs et leurs stratégies ainsi que sur de nombreuses études de cas.

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