Le marché français de la bancassurance

Le marché français de la bancassurance

Quelles stratégies pour poursuivre et accélérer la conquête du marché de l’assurance ?

À partir de 3 350 € HT

Publiée en décembre 2017

Fiche technique

Tarif

À partir de 3 350 € HT


Redigée en français
Publiée en décembre 2017
357 pages


Formats

  • p Papier

  •       
  • F PDF

Notre Consultant

Hélène MEZIANI

UNE ETUDE POUR

  • Disposer d’une analyse détaillée des chiffres de l’assurance et de la bancassurance
  • Identifier les forces et les faiblesses des bancassureurs sur tous les segments du marché de l’assurance
  • Mieux appréhender la légitimité des bancassureurs grâce à notre enquête exclusive auprès des particuliers et entreprises
  • Comprendre les stratégies et les positionnements des différents acteurs de la bancassurance en France

Un 360° de la bancassurance en France

Les bancassureurs profitent de la volatilité accrue des clients pour gagner des parts de marché 

Confrontés à la stagnation puis à la baisse des revenus en banque de détail, les groupes bancaires ont mis l’assurance au cœur de leur stratégie au cours des dernières années, capitalisant sur leur clientèle et leurs importants réseaux physiques de distribution. Les bancassureurs ne cessent ainsi de grignoter des parts de marché aux autres acteurs de l’assurance. En assurance-vie, leur marché phare, sur lequel ils disposent d’une très forte légitimité, leur poids a ainsi augmenté de 4 points entre 2009 et 2016, pour atteindre 65% selon la FFA. En dommages corporels et en biens et responsabilité, leurs parts de marché ont gagné respectivement 3 et 3,7 points sur la même période.

Les efforts et les investissements des bancassureurs se sont donc révélés payants. En particulier depuis 2014 et la loi Hamon qui a accru la volatilité des assurés. Bien sûr, les bancassureurs souffrent aussi de la hausse du turnover des portefeuilles en non-vie mais l’augmentation du taux de résiliation est, pour la plupart des acteurs, largement compensée par la conquête de nouveaux clients.

Des positions encore trop faibles en non-vie et sur le segment des entreprises 

Les marges de progression des bancassureurs sont toutefois encore importantes en non-vie. Le taux d’équipement de la clientèle bancaire de leur groupe d’appartenance est faible (un particulier sur 4 de BPCE pour Natixis par exemple), même s’il diffère fortement d’un acteur à un autre. Surtout, les acteurs sont encore très en retard sur le segment des professionnels et des entreprises, sur lequel leur part de marché n’atteignait en dommages que 3,3% en 2015 selon les données de Facts & Figures. Certes, les primes stagnent, mais la rentabilité plus élevée de ces contrats (12,4% contre 5,1% pour les particuliers) attire l’ensemble des assureurs. Et les groupes bancaires comptent bien tirer leur épingle du jeu. De même en assurance santé, l’ANI a ouvert de nouvelles perspectives sur le segment des contrats collectifs mais aussi en individuel (sur-complémentaires, couverture des travailleurs non salariés).

En santé et en dommages, les bancassureurs souffrent néanmoins encore d’un déficit de légitimité, que ce soit auprès des particuliers ou des entreprises.

Quête de légitimité et fidélisation, deux importants chantiers pour les bancassureurs 

Le premier chantier des filiales d’assurance des banques est donc la quête de la légitimité auprès des particuliers comme des entreprises. Si les stratégies de communication ont leur importance, c’est surtout via l’élargissement de l’offre, afin de proposer l’ensemble des produits, y compris les assurances plus complexes, que l’image d’assureur des banques se renforcera. La montée en gamme des produits proposés est également cruciale. Afin d’attirer les particuliers les plus sensibles aux tarifs, notamment les jeunes, les bancassureurs ont lancé des assurances automobile ou habitation d’entrée de gamme très avantageuses, négligeant parfois la compétitivité prix des formules plus protectrices. Or, l’entrée de gamme ne convient pas à la majeure partie des assurés. Selon le panorama de l’assurance habitation d’Hyperassur réalisé en août 2017, 71% des Français ont choisi une formule renforcée et seulement 29% une formule standard.

Une fois la clientèle acquise, les bancassureurs doivent également travailler sur la rétention des assurés. S’ils misent beaucoup sur le digital, la qualité de la couverture et des services, la dimension humaine de la relation avec l’assuré et la personnalisation du conseil ne doivent pas être négligés.

 

Méthodologie de l’ étude

Cette étude a été réalisée en s’appuyant sur deux enquêtes online auprès de particuliers et d’entreprises. Celles-ci ont permis d’analyser la légitimité des banques sur l’ensemble des segments de l’assurance et d’appréhender les raisons qui poussent les assurés à choisir ou à refuser les contrats de leur banquier.  

 

L’ auteur

Titulaire d’un doctorat en sciences économiques, Sandrine Sakala-Morel est consultante indépendante en banque et assurance. Elle a travaillé 16 ans chez McKinsey & Company en tant que knowledge expert, dans un premier temps sur le secteur bancaire (banque de détail et banque privée) puis sur l’assurance et la gestion d’actifs.

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