Le marché de l'assurance emprunteur

Le marché de l'assurance emprunteur

Quels impacts de l’entrée en vigueur de la résiliation annuelle sur le marché et l’environnement concurrentiel ?

À partir de 2 750 € HT

Publiée en août 2017

Fiche technique

Tarif

À partir de 2 750 € HT


Redigée en français
Publiée en août 2017
200 pages


Formats

  • p Papier

  •       
  • F PDF

Notre Consultant

Hélène MEZIANI

Expert du secteur
Banque - Finance - Assurance

Une étude pour 

  • Comprendre le marché français de l’assurance emprunteur
  • Décrypter les offres des principaux acteurs
  • Analyser les stratégies des leaders du marché et des challengers 
  • Anticiper les évolutions de l’environnement concurrentiel

Vers un bouleversement du marché de l’assurance emprunteur ?

Les ventes immobilières, moteur du marché 

Malgré une hausse depuis quelques mois, les taux d’intérêt des crédits à l’habitat restent à un niveau historiquement bas. Combinée à l’amélioration du pouvoir d’achat et aux faibles rendements des principaux produits d’épargne, cette situation a encouragé les ménages à investir dans la pierre. En conséquence, les encours de crédit ont progressé en 2015 et 2016 d’environ 4%, une dynamique qui s’est poursuivie au premier semestre 2017. L’assurance de prêt a largement profité de cette évolution, passant ainsi de 8,3 Md€ en 2013 à environ 9 Md€ en 2016. 

Un marché verrouillé par les filiales des banques  

Loi Lagarde (principe de déliaison des contrats de crédit et d’assurance emprunteur) puis loi Hamon (possibilité de résilier et substituer un contrat d’assurance emprunteur dans les 12 premiers mois) : les tentatives du législateur pour ouvrir la concurrence sur le marché de l’assurance emprunteur n’ont pour l’instant pas été couronnées de succès. Le taux de délégation a ainsi peu évolué au cours des dernières années, se maintenant autour de 12% en valeur. Les bancassureurs se partagent le reste du marché, CNP Assurances en tête. Ce dernier, partenaire de nombreux réseaux de banque de détail (Banque Populaire, La Banque Postale, Caisses d’Épargne ou encore ING), concentre à lui seul 30% du marché.
Plusieurs éléments peuvent expliquer cette stagnation du taux de délégation : peu de temps au moment de la signature du crédit pour comparer les offres, inertie des emprunteurs face à des démarches qui paraissent lourdes, etc. D’autant que certains réseaux bancaires ne jouent pas le jeu et freinent les résiliations. Des comportements qui ont d’ailleurs provoqué un rappel à l’ordre du CCSF puis de l’ACPR en mai 2017 qui ont publié des listes de « bonnes pratiques ». 

La loi Sapin ouvrira-t-elle enfin le jeu concurrentiel ?  

Aujourd’hui, la loi Sapin devrait lever la plupart des freins en étendant à partir du 1er janvier 2018 la résiliation annuelle à l’assurance emprunteur. Courtiers-grossistes, assureurs et mutuelles d’assurance sont en tout cas en ordre de marche, attirés par les marges importantes aujourd’hui dégagées sur cette activité, et se positionnent pour capter les 600 M€ à 1,4 Md€ de primes qui pourraient changer de mains selon les estimations de McKinsey.
Qui seront les gagnants de cette dernière évolution réglementaire ? Certes, les challengers (assureurs, mutuelles, etc.) semblent bien positionnés pour gagner des parts de marché grâce à des tarifs très attractifs, des offres modulaires, adaptables aux besoins des différentes cibles d’emprunteurs (jeunes, TNS, gros capitaux, professions à risque, etc.) ainsi que par la simplification et la dématérialisation des étapes de souscription. Mais les bancassureurs n’ont pas dit leur dernier mot et pourraient en profiter pour renforcer encore leur quasi-monopole. Une chose est sure, l’impact sur les tarifs et, donc, sur les marges, sera significatif.

Chiffre clé

Entre 600 M€ et 1,4 Md€
Les primes qui pourraient être renégociées ou déléguées suite à l’entrée en vigueur de la résiliation annuelle au 1er janvier 2018
Source : McKinsey & Company

L'auteur de l'étude

Titulaire d’un doctorat en sciences économiques, Sandrine Sakala-Morel est consultante indépendante en banque et assurance. Elle a travaillé 16 ans chez McKinsey & Company en tant que knowledge expert, dans un premier temps sur le secteur bancaire (banque de détail et banque privée) puis sur l’assurance et la gestion d’actifs.

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