Le marché français du e-commerce alimentaire

Le marché français du e-commerce alimentaire

Quelles perspectives pour les différents business models présents sur le marché ?

À partir de 2 950 € HT

Publiée en avril 2018

Fiche technique

Tarif

À partir de 2 950 € HT


Redigée en français
Publiée en avril 2018
200 pages


Formats

  • p Papier

  •       
  • F PDF

Notre Consultant

Cécile DESCLOS

Une étude pour :

  • Evaluer le potentiel de développement de l’e-commerce alimentaire au global, par catégorie de produits et par type (drive, cybermarché, marketplace généraliste, purplayer spécialiste, vente privée, box et abonnement,…)
  • Analyser les différents acteurs présents sur le e-commerce alimentaire : leur business model, leurs forces et leurs faiblesses, les services en ligne proposés, leurs ambitions stratégiques
  • Connaître le point de vue des différents types d’acteurs impliqués au travers d’entretiens qualitatifs

Un potentiel de développement énorme à capter pour le e-commerce alimentaire avec des enjeux de taille à relever

Comparée à d’autres secteurs, la pénétration du e-commerce reste encore modeste dans les achats alimentaires, le commerce physique étant encore largement privilégié par les consommateurs. Toutefois, le drive est le circuit qui tire la croissance de la grande distribution avec une dynamique de +8,5% sur 2017 et représente désormais 5% de part de marché. Compte tenu de sa part de marché encore faible et de l’affinité croissante des consommateurs pour le commerce en ligne, le e-food dispose d’un potentiel de développement énorme à capter. C’est aussi un secteur avec des enjeux primordiaux à relever autour de la logistique et de la livraison. E.Leclerc a ainsi annoncé pour le printemps 2018 le lancement de son service «  Leclerc chez moi » promettant des drives piétons et de la livraison à domicile à Paris. Le big data est également un enjeu technologique important pour être en mesure de proposer la bonne offre au bon moment. Par ailleurs, les acteurs du secteur doivent répondre aux nouvelles attentes du consommateur en termes de transparence, de qualité de services, et de qualité de l’offre. Enfin, la prochaine révolution de la vente en ligne pourrait bien être le commerce vocal. Et le potentiel semble particulièrement prometteur dans l’alimentaire compte tenu de la récurrence des achats. Celui-ci était au cœur du dernier Retail’s Big Show. La généralisation pourrait être rapide aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les premiers assistants vocaux ayant été élaborés en langue anglaise. Dans l’hexagone, Monoprix fait figure de précurseur avec l’application Google Home.

La grande distribution contrainte de réagir face aux ambitions des géants du web sur l’échiquier en pleine mutation du e-commerce alimentaire

La porosité croissante entre le web et les magasins physiques, la menace représentée par Amazon qui multiplie les initiatives dans l’alimentaire et l’évolution du comportement d’achat du consommateur poussent la grande distribution française à se repositionner sur le commerce en ligne. D’autant que les géants du e-commerce avancent aussi désormais leurs pions dans le retail alimentaire physique (aux Etats-Unis, Amazon avec Whole Foods et l’ouverture d’Amazon Go, en Chine, Alibaba avec Hema Fresh et JD.com avec 7Fresh). Dans le même temps, Walmart fait le chemin inverse. Les efforts entrepris par le numéro un mondial de la distribution sur le digital en général et sur le commerce en ligne en particulier (notamment grâce au rachat de Jet.com en août 2016), et ce pour contrer Amazon, portent ses fruits (progression plus rapide qu’Amazon sur le online en 2017) et montrent la voie aux distributeurs français pour résister face aux ambitions des mastodontes du commerce en ligne dans l’alimentaire. Bien sûr, pour rester dans la course, les investissements nécessaires sont colossaux. Le groupe Carrefour a ainsi présenté fin janvier un plan d’investissement de 2,8 milliards d’euros dans le digital. Dans ce contexte, les annonces d’alliances se multiplient du côté des groupes intégrés. Des partenariats destinés à gagner en agilité, à impulser de nouvelles innovations dans le digital et la façon de faire du commerce, à rattraper leur retard dans le digital et muscler leur stratégie d’e-commerçant pour relever les enjeux clés du e-commerce d’aujourd’hui et de demain (livraison à domicile, commerce vocal,…) : rapprochement en Chine entre Alibaba et Auchan, entre Carrefour et Tencent, rapprochement de Casino avec le britannique Ocado spécialiste de l’automatisation dans le e-commerce alimentaire, prise de participation de Monoprix dans la start-up Epicery…

Une concurrence protéiforme en France avec l’émergence de jeunes pousses

En parallèle de la grande distribution, d’autres circuits tentent d’imposer des modèles alternatifs. De nouveaux acteurs apparaissent sur le web avec des concepts innovants : place de marché de producteurs (Pour de Bon lancé par Webedia et Chronopost) ou de petits commerçants (L’Epicery racheté par Monoprix), livraison de paniers recettes (Quitoque, Cook Angels, Illico Fresco), achats groupés aux producteurs locaux (La Ruche qui dit Oui)… L’arrivée de ces jeunes pousses participe au changement des habitudes de consommation et au bouleversement du secteur. 

                                                                                

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