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LA CONSOMMATION DES MENAGES EST RESTEE ATONE EN 2024

Malgré la forte baisse de l’inflation, la consommation des ménages en volume n’a augmenté que de 1 % en 2024. Une croissance modeste qui ne permet pas de renouer avec la dynamique de consommation d’avant la crise sanitaire.
24 juin 2025 par
LA CONSOMMATION DES MENAGES EST RESTEE ATONE EN 2024
LES ECHOS ETUDES

Crédit de photo :  photo by drazen zigic

En 2023, ralentie par 7 % d’inflation, la consommation des ménages en volume n’avait augmenté que de 0,6 %, contre +3,2 % en 2022 et +5,2 % en 2021. Le fort ralentissement de la hausse des prix enregistré en 2024 (+2,2 %) aurait donc pu s’accompagner d’un solide redémarrage de la consommation, mais cela n’a pas été le cas, comme le souligne la récente étude de l’Insee.

Une modeste hausse de 1 %

La dépense de consommation pour 2024 n’a, au final, pas dépassé les 1 % en volume. Un résultat modeste qui contribue, tout de même, à hauteur de 0,5 point à la croissance du PIB français (+1,2 %), ce qui rappelle l’importance de la consommation intérieure dans la dynamique économique nationale.

Dans le détail, les dépenses sont restées stables dans le secteur alimentaire (+0,1 % après -3,1 % en 2023), même si de fortes variations sont apparues entre les produits. On note ainsi une baisse soutenue de la consommation de produits de la mer (-3,4 % après -8,4 % en 2023), des viandes (-1,4 % après -3,6 %), mais aussi des légumes (-0,8 % après -4,8 %). A contrario, les dépenses associées aux produits à base de céréales (qui pèsent à eux seuls 18 % de la consommation alimentaire) se sont inscrites en hausse de 2,8 % (après +0,2 % en 2023). Sans elles, la consommation globale des produits alimentaires aurait baissé en 2024.

Rebond des dépenses d’énergie

Autre poste important des dépenses des Français, l’énergie (eau, gaz, électricité…) a vu sa consommation s’élever de 1,2 % en 2024, contre +0,7 % en 2023. Une hausse qui intervient « malgré des prix qui continuent d’augmenter fortement (+11,5 % après +13,3 % en 2022 et +15,3 % en 2023). Le retour à des températures plus basses que les deux dernières années explique en partie cette augmentation », précise l’Insee.

On note également une hausse de 3,3 % des dépenses de loisirs, portée principalement par les achats de services récréatifs (+12,8 %). Ceux portant sur les livres, la presse et la papeterie (-3,4 %) continuant leur recul depuis 2007.

En retrait depuis la crise sanitaire

Si les dépenses de consommation des ménages enregistrées en 2024 ont été supérieures de 3,5 % à celles de 2019, elles sont restées en deçà de ce qu’elles auraient dû être si la crise sanitaire n’avait pas eu lieu. Par rapport à la tendance 2015-2019, elles s’affichent ainsi en recul de 2,9 %. Un retard causé par l’épidémie de Covid-19 qui frappe, principalement, les dépenses de transport (-12,8 %), les achats de meubles (-10,7 %) et les dépenses d’habillement (-5,6 %).

À l’inverse, les dépenses de santé (+8,2 %), d’énergie (+5,6 %) et d’information-communication (+5,6 %) ont surperformé la dynamique 2015-2019.

Copyright : Les Echos Publishing 

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LES ECHOS ETUDES 24 juin 2025
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