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ADOPTION DE L’IA : LES ENTREPRISES FRANÇAISES A LA TRAÎNE

Que ce soit en termes d’utilisation ou d’investissement dans l’intelligence artificielle, les entreprises françaises figures parmi les moins avancées d’Europe. Elles affichent un retard croissant, notamment, avec l’Allemagne et l’Espagne.
9 juin 2026 par
ADOPTION DE L’IA : LES ENTREPRISES FRANÇAISES A LA TRAÎNE
LES ECHOS ETUDES

Crédit photo :  tadamichi

Une récente étude menée par la Banque centrale européenne est revenue sur l’utilisation de l’IA par les entreprises. Basée sur un sondage réalisé entre octobre et décembre 2025 auprès de plus de 4 900 entreprises dans 12 pays européens (dont 625 françaises), elle nous apprend que si 27 % d’entre elles n’utilisent pas encore l’IA, 7 % y ont recours de manière intensive, 31 % modérément et 33 % rarement. Sans surprise, « les PME sont plus nombreuses à ne pas utiliser les technologies d’IA que les grandes entreprises (35 % contre 13 %), et elles sont également moins enclines à expérimenter l’IA ou à l’utiliser modérément », précise la BCE. En revanche, la même proportion de PME et de grandes entreprises l’utilisent intensément, ce qui indique, qu’une fois adoptée, l’IA devient incontournable, quelle que soit la taille de la structure.

Le retard français

Pays par pays, on note un réel retard de la France qui, avec seulement 22 % d’entreprises utilisant modérément ou de manière significative l’IA, se classe en queue de peloton, très loin de l’Allemagne (47 %) et de l’Espagne (43 %). Même l’Italie qui présente pourtant la proportion la plus élevée d’entreprises n’utilisant pas actuellement l’IA (45 %), devance la France en termes d’adoption modérée ou significative (26 %).

On note que le retard français s’observe quelle que soit la taille de l’entreprise et quel que soit son secteur d’activité. Le décrochage des entreprises françaises ne trouve, en fait, pas d’explications claires à la lecture de l’étude européenne. Les raisons avancées pour une adoption limitée de l’IA, à savoir un manque de compétences, des outils inutiles, un risque pour la confidentialité des données, ou un coût trop élevé par rapport aux bénéfices attendus ne diffèrent pas (en termes de proportion) entre les entreprises françaises et les autres.

Et pour la suite ?

Si l’on doit considérer l’adoption de l’IA comme un passage obligé vers l’économie de demain, rien n’indique que les entreprises françaises pourraient rattraper leur retard dans les années qui viennent, bien au contraire. Interrogés sur l’avenir, les chefs d’entreprises européens prévoient d’affecter, en moyenne 9 % de leurs investissements globaux dans des projets IA dans les 12 prochains mois. En France, la prévision tombe à 7 % contre 10 % en Allemagne, 9 % en Espagne et 8 % en Italie.

Copyright : Les Echos Publishing

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LES ECHOS ETUDES 9 juin 2026
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